Voilà que l'on nous annonce une fois de plus des chiffres économiques catastrophiques, avec le cortège de mesures de rigueurs inévitables à venir. La faute à qui? On va nous servir toutes les belles explications que l'on nous sert déjà depuis des années, la mondialisation, l'euro trop fort, le coût du travail trop élevé, la concurrence déloyale des pays émergeants, etc....Je vois déjà nos éminents experts venir nous expliquer à coup d'arguments savants, de statistiques incontestables que nous allons devoir faire de nouveaux efforts, sinon les marchés financiers, ces nouveaux dieux que nous nous sommes offerts à grand prix, vont nous punir. L'apocalypse nous guette. Mais!.... Si nous acceptons de nouveaux efforts, ces dieux dans leur grande magnanimité accepterons de prolonger notre calvaire jusqu'au prochain sacrifice. Et certes! Avoir une nourriture de bétail et un toit pour s'abriter de la pluie, ce n'est pas négligeable lorsqu'on nous menace de tout perdre. Alors nous allons, en grognant un peu, accepter une fois de plus cette logique stupide qui ronge notre pays. Mais ce coup ci, c'est promis, la politique de l'offre mise en oeuvre va nous sauver. En clair, nous allons accepter au nom de la compétitivité, de la réduction des déficits, de baisser nos salaires et nos retraites. De plus, quelques petites taxes supplémentaires, pour de bonnes raisons morales ou écologiques viendront encore rogner nos revenus. Le fondateur des usines Ford, qui n'était pas un affreux gauchiste,  disait il y a presque un siècle: " JE VAIS MIEUX PAYER MES OUVRIERS AFIN QU'ILS PUISSENT ACHETER MES VOITURES" Mais bien entendu, Henri FORD n'avait pas les compétences éminentes de nos expert et sa réussite est sans doute due au hasard.

Courage les petits colibris et méfiez vous des oiseaux de proie