Nos politiques ne sont pas aveugles comme l'on pourrait le croire, ni mal intentionnés....

Ils sont simplement prisonniers d'une logique absurde. L'essentiel, pour ceux qui se croient en situation, est de ne pas hypothéquer leur place à la prochaine présidentielle. La comédie du pouvoir se joue sur fond de pseudo démocratie. Le citoyen, ou plutôt l'électeur doit avoir l'impression de choisir, et on n'est pas chiche du scénario et des décors. Pour la musique, à part deux ou trois accords discordants, tout le monde joue la même partition qui à fait ses preuves. Promesses, langue de bois, populisme, un peu de nationalisme, mais pas trop. Et puis chacun son bouc émissaire. Pour cela, on a le choix des sensibilités. Du musulman intégriste au rom, en passant par l'Europe et son plombier polonais, sans oublier quelques pincées d'ogre Russe "quasi soviétique", et ces immigrés, qui n'auraient d'autre ambition que de manger notre pain. Nos dirigeants à coups de sondages et d'émissions bien ficelées nous imposent un choix qui n'en est pas un. La comédie du pouvoir n'est pas une nouveauté, elle est aussi ancienne que la naïveté du peuple soumis. Dormez brave gens, la République et ses institutions à bout de souffle veillent sur vous. La lâcheté est devenue une vertu, depuis qu'elle se nomme réalisme. On voudrait bien!... mais dans la mondialisation: on ne peut point! Mettez votre étoile, et montez dans les trains qui vous mènent de renonciations en renonciations à l'extermination de la seule chose qui fait l'humanité: LA SOLIDARITE. Demain nous pleurerons nos rêves. Michel Sardou chantait "Ne m'appelez plus jamais France".... mais bien sûr, il était déjà trop tard pour sauver le navire qui faisait notre fierté.